La diligence, à la conquête du Far Wast

La diligence est, elle aussi, bien entendu un taxi mythique, pas un des plus confortables certes, mais un de ceux qui nous fait quand même un peu rêver…  Elle circulait à travers tous les Etats-Unis, à la grande époque du Far West et elle transportait de nombreux passagers en quête eux aussi, sans doute, de leur rêve américain La diligence n’était pas un véhicule particulièrement très stable car elle est assez haute.  Elle était équipée de quatre roues faites en bois.  Deux petites roues sur la partie avant et deux roues plus grandes à l’arrière.   Le cocher était bien souvent installé à l’avant gauche du véhicule ( GEOALLO Taxi) .  C’était un métier très rude et il fallait faire face à de nombreux aléas…  Il était responsable de ses passagers et des biens qu’ils transportaient avec eux, il devait aussi réparer les diverses casses et amener, sains et saufs, tout le monde à bon port.  Il était assez très souvent accompagné d’un postillon qui montait un des chevaux de l’attelage ainsi que d’un shotgun, un garde équipé d’un fusil qui devait assurer la protection des voyageurs contre les bandits de grand chemin et les diverses tribus indiennes.

Les voyageurs pouvaient soit s’installer à l’intérieur de la diligence et, pour ceux qui préféraient ou qui le désiraient, ou pour les fumeurs, à l’extérieur aussi.  L’intérieur de la diligence était divisé en plusieurs compartiments, plus ou moins confortables et plus ou moins prisés par les différents voyageurs.  Les bagages des passagers étaient pour la plupart rangés sur le toit, sous une bâche, pour les protéger des intempéries.  Les biens les plus précieux, or et bijoux ainsi que les espèces, étaient mis à l’abri dans un coffre sur lequel le cocher s’asseyait.

Au contraire des taxis qui circulaient alors à la même époque dans les différentes capitales et grandes villes européennes, et qui disposaient eux de rues pavées, les diligences américaines n’étaient pas munies de vitres aux portes afin de protéger les passagers du vent et des intempéries.  De simples rideaux en cuir ou faits dans d’autres matières solides, rigides et épaisses étaient disposés devant les ouvertures des fenêtres.

Pour que les voyageurs puissent voyager un peu plus confortablement sur les chemins chaotiques, les diligences étaient équipées de lanières en cuir qui formaient un système de suspension, ces amortisseurs étaient très appréciés mais causaient quelques soucis à certains d’entre eux, dû au mouvement de balancier assez prononcé, qui leur donnait parfois la nausée.  La première fois où un tel véhicule à amortisseurs est mentionné, c’est en 1659, dans les rues de Londres, ils furent ensuite exportés en Amérique et devinrent donc un des symboles de la conquête de l’ouest.

La véritable diligence de l’ouest, telle que nous nous la représentons encore aujourd’hui, fut développée quant à elle, au tout début du XIX ème siècle par un certain Lewis Downing.  Son équipe et lui étaient tellement méticuleux que toutes les pièces en bois qui formaient la diligence, s’emboîtaient parfaitement et qu’il ne leur fallait ni clou ni cheville pour assembler leurs véhicules.  Leurs diligences étaient certainement les plus jolies de l’époque, de véritables œuvres d’art sur lesquelles des artistes peignaient également des scènes de la vie dans l’ouest.

Dès 1838, on trouve alors dans l’est du Texas, une station pour les diligences.  Les diligences sont encore à ce moment-là, réservées à une certaine élite, le prix du ticket étant de 25¢ au mile en moyenne.  Une diligence, par beau temps, parcourait environ 50 miles par jour, elles ne circulaient généralement pas la nuit.  Régulièrement sur le parcours, les voyageurs trouvaient de quoi se restaurer et se loger pour y passer la nuit.  On y changeait aussi l’attelage des chevaux. L’attelage d’une diligence était composé de chevaux de différents gabarits et de forces différentes.  Les chevaux les plus grands et les plus imposants, qui étaient aussi les plus lents, étaient attelés juste devant la diligence, ils tiraient le véhicule et ralentissaient également, au besoin les autres chevaux placés devant eux.  Ces chevaux étaient les plus expérimentés et les plus habitués à ce type d’attelage.  Juste devant eux on trouvait des chevaux un peu plus petits et ceux qui se trouvaient en tête d’attelage étaient quant à eux, encore plus petits mais bien plus rapides, ils servaient à donner le rythme à l’attelage complet.  Les premiers chevaux de l’attelage n’auraient certainement jamais pu le tirer à eux seuls.

Les diligences étaient généralement tirées par des attelages de 4 à six chevaux, ce qui signifie donc que dans chaque main, le cocher avait deux à trois rênes qui lui permettaient de diriger les chevaux et il lui fallait donc beaucoup de dextérité pour mener à bien de tels attelages…  Certaines diligences étaient équipées d’encore plus de chevaux pour composer leur attelage, huit, dix ou douze chevaux alors, même si ce type d’attelage n’était pas des plus courants. Bien souvent les routes étaient très boueuses et les passagers devaient pousser la diligence pour la sortir des ornières et continuer parfois le voyage à pieds.  C’est ainsi qu’un nouveau type de diligence vit alors le jour, le mud wagon, bien plus léger que la diligence habituelle, il ne pouvait transporter que cinq passagers au maximum alors que la diligence ( Fourriere .Pro) en emmenait généralement quatre de plus, mais il circulait par tous les temps par contre. Peu à peu, les diligences ont commencé à transporter également le courrier postal en plus des passagers et différentes routes et relais postaux s’ouvrirent dès lors.

Si lors d’un voyage aux Etats-Unis, vous partez vous aussi à la conquête de l’ouest américain et que vous empruntez les mêmes routes que les diligences de l’époque, vous trouverez encore quelques relais postaux pour vous rappeler toute l’aventure qu’était un voyage en diligence à cette époque-là. Peu à peu les lignes de chemin de fer vont se développer alors un peu partout aux Etats-Unis et le rail va conquérir ainsi tous les territoires précédemment desservis par les diligences et faire que celles-ci vinrent alors à disparaître tout doucement, le train étant bien plus confortable et plus sûr...

 

 

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